Tony Guillois – peinture
https://www.facebook.com/tony.guillois.7
https://tonyguillois.wordpress.com

337,la peluche, 110x 130cm, 2014

À l’œuvre de Tony Guillois on peut appliquer, sans prétention aucune, la même phrase que celle prononcée par Kafka sur Picasso : « Dans le miroir déformé de l’art, la réalité apparaît indéformée. ».  La peinture ou la cendre qu’il projette sur la toile traduit en effet, le plus souvent, la manifestation de l’homme menacé. C’est pourquoi cet artiste bouscule constamment la forme en tordant les corps et monte ainsi de manière surprenante le son jusqu’au niveau du cri. / … /  C’est toujours le mythe de la vision nocturne qui perdure et inspire les poètes et tous les créateurs comme pour Beckett : « L’obscurité que je m’étais toujours acharné à refouler est en réalité mon meilleur… indestructible association jusqu’au dernier soupir de la tempête et de la nuit avec la lumière de l’entendement. » (Texte de Christian Schmitt dans le livre « Tony Guillois, Vestige de la Figuration » paru chez Jacques Flament Edition ). http://www.jacquesflamenteditions.com/ap-008-guillois/



Erwan Tirilly – peinture
www.erwanntirilly.com

renaissance 134x134 cm, huile sur papier 2012

« Je m’inspire de l’iconographie religieuse, de la psychanalyse et de l’univers
médical pour construire mes images.
L’évolution de mes peintures ne se fait pas de façon linéaire, à l’image des
rhizomes, c’est un réseau de scènes qui fait apparaître une histoire plus globale, un
langage obscur. » (Erwan Tirilly).



Valérie Jayat – peintre et dessinatrice
http://valeriejayat.wix.com/valeriejayat

8582776_la-coiffeuse-68-x-86-cm-2015

Prendre le temps du regard, Je ne donne pas les clefs du tableau immédiatement, tout comme le temps a fait la peinture, il faut le temps pour la lire. Je brouille les pistes,un peu de moi, un peu de l’univers qui m’entoure, un peu des souvenirs, un peu d’un visage rencontré et qui ressurgissent sur la toile. Des personnages émergent, se désolidarisent du fond, ou s’en imprègnent, ceux qui sont plus légers, et d’autres plus lourds, plus appesantis, les pieds sur terre, dans la terre, dans l’eau. /…/ Je ne contrôle pas tout,je me laisse emporter par la matière, les effets de la gestuelle, et tout comme je vous demande de prendre le temps de regarder, je vous demande de vous approcher plus encore, pour voir le travail d’un peu plus près. Avec mes couteaux, j’étire, cisaille, prolonge la pâte, ou alors je fais circuler l’encre dans la matière, je racle, j’applique couche sur couche, jusqu’à par endroit un magma, jusqu’à croûter la peinture par le jeu de l’encre avec l’huile. Je fais couler mon encre par petits jets, versements ou méthodiquement ; je la trace avec mes couteaux, elle circule dans la pate jusqu’à des lignes infimes, et jusqu’au détail. Le jeu de la peinture, oui, c’est un moment de plaisir, d’émotions, de hargne, le jeu d’une cuisine des matières. J’aime l’humour décalé pour exprimer des sentiments, des situations, je joue avec les formes, avec les mots. (Valérie Jayat)



 

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